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SYRIA RP - 021 macron

2019 03 22
« NOUS FRAPPERONS ENCORE LA SYRIE SI NÉCESSAIRE »
(DÉFENSE FRANÇAISE)
Lors des déclarations interventionnistes, la ministre française de la Défense, Florence Parly a menacé de frapper encore une fois la Syrie, défendant l’idée du président français Emmanuel Macron selon laquelle la mise en place d’une « véritable armée européenne » ne devrait « jamais être perçue comme un geste contre les États-Unis ».
Citée par Sputnik, Florence Parly, ministre française de la Défense, a réaffirmé lundi le soutien du pays à son allié transatlantique, les États-Unis, et a ajouté que Paris attaquerait de nouveau la Syrie si elle le jugeait nécessaire.
« J’ai un message plus large, un message simple : vous pouvez compter sur nous. Nous serons là non seulement pour les guerres d’aujourd’hui, mais aussi pour celles de demain. […] Quand le président syrien Bachar al-Assad a utilisé des armes chimiques, la France et le Royaume-Uni étaient aux côtés des États-Unis pour mener des frappes de précision sur les installations de fabrication de produits chimiques. Nous le ferons encore, si nécessaire », a déclaré Parly.
Les déclarations interventionnistes de la ministre française interviennent alors que l’unité d’artillerie française, appuyée par l’aviation américaine, pilonnait sans cesse la localité de Baghouz au milieu d’un total black-out médiatique.
Il ne faut pas non plus oublier que le président français a menacé, le 13 février, de frapper la Syrie en cas de preuves authentiques sur la nature chimique des récentes attaques sur la Ghouta orientale. Son ministre des Affaires étrangères, Jean-Yve Le Drian, en a fait de même.
Le 14 avril 2018, les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont tiré plus de 100 missiles sur plusieurs cibles en Syrie, justifiant la frappe comme une mesure de représailles pour l’utilisation alléguée d’armes chimiques par le gouvernement syrien contre des civils à Douma lors d’une attaque qui aurait eu lieu le 7 avril.
Les autorités syriennes avaient, de leur côté, nié à plusieurs reprises ces accusations, affirmant que l’attaque avait été organisée par des groupes armés pour justifier une éventuelle intervention étrangère en Syrie.
Florence Parly a défendu la proposition du président français Emmanuel Macron de constituer une armée européenne, un concept qui a suscité l’indignation de son du maître de la Maison-Blanche, Donald Trump. « L’autonomie devrait être une variante de l’amitié et l’autonomie européenne ne devrait pas inciter les États-Unis à être moins engagés. Bien au contraire, les États-Unis et l’Europe ont plus en commun que quiconque. […] Nous menons les mêmes guerres », a lancé la ministre française.
Parly a ajouté que l’idée ne devrait « jamais être vue comme un geste contre les États-Unis » et ne vise pas à dénaturer les termes du traité de l’Alliance transatlantique, mais à alléger le fardeau de Washington.
« NOUS DEVONS INTERVENIR SANS ATTENDRE QUE LES ÉTATS-UNIS PAIENT TOUJOURS LA FACTURE »
(LA MINISTRE FRANÇAISE DE LA DÉFENSE, FLORENCE PARLY)
En novembre 2018, le président Trump a réprimandé son homologue français pour son idée de constituer une armée de l’Union européenne afin de protéger le continent « vis-à-vis de la Chine, de la Russie et même des États-Unis », et a insisté pour que les États européens paient d’abord leur juste part pour l’OTAN. Trump a également déclaré que la proposition de Macron était « insultante » pour Washington.
Macron a évoqué cette idée dans une interview à la radio Europe 1. « Nous ne protégerons pas les Européens si nous ne décidons pas de constituer une véritable armée européenne », avait déclaré le président français, précisant que la « principale victime » du retrait américain du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI) serait l’Europe. Trump a constamment critiqué les États membres de l’OTAN pour leur incapacité à respecter leurs obligations annuelles en matière de dépenses de défense dans l’alliance. Lors du sommet de l’OTAN à Bruxelles en juillet dernier, le président américain leur avait demandé de porter les dépenses à 4 % du PIB, au lieu de l’objectif actuel de 2 %.
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