# SYRIA COMMITTEES – КОМИТЕТЫ СИРИИ / LA DERNIERE GRANDE BATAILLE S’APPROCHE : LA GRANDE PURGE ANTI-TERRORISTE A COMMENCE ! (04 AOÛT 2018)

SYRIA 01

Par Fabrice BEAUR (Фабрис Бэор), 04.08.2018, 13h00, heure de Moscou/
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Si l’été est propice à la fuite des « analystes et autres « experts » sur les plateaux de télévision, il n’en est rien pour nous. Je vous livre ici, mon dernier compte-rendu de la situation militaire de la guerre anti-terroriste et de l’agression de pays extérieurs en République Arabe Syrienne (RAS).

FRONT DU SUD

Le Front du Sud de la Syrie a vu une victoire écrasante de l’Armée Arabe Syrienne (AAS) sur les groupes terroristes. Et le processus de réconciliation, garanti par le Centre de Réconciliation géré par la Russie, a fonctionné parfaitement.
Selon l’Etat-Major russe, la région du Sud de la Syrie, qui correspondait à la région de Deraa à la frontière jordanienne et les hauteurs du Golan, était sous le contrôle pour plus de 55 % d’Al-Nuera et du groupe « Etat Islamique » (EI).
Le processus de réconciliation a permis de placer sous l’autorité de Damas d’une grande partie de la région sans presque combattre. Du sang, des destructions et du malheur épargnés. Les combats ont eu lieu face au djihadistes et aux autres « rebelles » refusant la Paix honorable proposé par l’AAS.
Je précise bien « honorable » du fait qu’après avoir régularisé leur situation vis-à-vis de la Loi, certains anciens combattants rebelles ont rejoint les rangs de l’AAS pour lutter contre l’EI.
Les derniers djihadistes du HTS (ancien Al-Nuera, la branche d’Al Qaïda en Syrie) ont été transféré dans la région d’Idlib en échange de l’évacuation complète de la poche gouvernementale totalement encerclée au nord de la ville d’Idlib en plein territoire djihadiste.
Quant à l’EI, il a refusé l’offre de se rendre. Les combats ont donc duré une grosse semaine avec comme résultat leur écrasement totale. L’AAS a même fait un groupe de 200 prisonniers daeshistes qui se sont rendus. Une première en si grand nombre.
Certains de ces terroristes devraient être échangé contre plusieurs femmes et enfants kidnappés par d’autres daeshistes qui ont opéré une opération de razzia depuis une de leur poche dans le désert syrien qui jouxte une zone occupée illégalement par l’Armée US. Coïncidence bien évidemment ! Allez plus loin serait tomber dans « le complotisme » nous sommes bien d’accord !!!
Le Sud syrien, la frontière avec le Golan occupée par l’État sioniste d’Israël et la frontière avec la Jordanie est maintenant sous le total contrôle des forces gouvernementales.
La Police militaire russe tiens plusieurs postes sur la ligne de cessez le feu sur les hauteurs du Golan. Elle aide la force de contrôle de l’ONU a revenir sur ses positions.
Tel-Aviv proteste déjà de cette présence russe du fait que la Police Militaire (russe) serait des tchétchènes. Les Tchétchènes étant de confession musulmane, la phobie sioniste s’est donc lâchée. Mais que cela leur plaise ou non, l’action de la Russie ne changera pas pour complaire aux racistes/sionismes (pléonasme) israéliens. Oui la Police Militaire russe est essentiellement composée de soldats originaires de Tchétchénie. Ils sont Russes, Musulmans et soldats de l’Armée de la Fédération de Russie.

LE DESERT SYRIEN

Bien que la poche sud de l’EI est totalement purgée, les daeshistes restent présent dans trois grandes poches en Syrie dont deux dans la zone d’action de l’AAS et une dans la zone des YPG-US Army.
Les deux poches de l’EI dans le désert syrien vont donc maintenant être un objectif de l’AAS afin de balayer une bonne fois pour toute ces regroupements qui ont démontré dernièrement tout le potentiel terroriste et meurtrier qu’ils peuvent produire si on ne s’occupe d’eux.
L’opération de purge a donc commencé avec l’aviation russe qui pilonne depuis trois jours une des deux poches. Il y aurait encore plusieurs centaines de daeshistes dans cette zone se cachant dans les grottes et menant des opération de razzia pour s’approvisionner.
A Damas, un ami et correspondant m’indique que certains militaires nomment entre-eux l’opération « Opération Barbecue ».
Une fois, espérons-le l’échange de prisonniers (les civils dont j’ai parlé plus avant) effectué, il n’y aura qu’une seule ligne pour l’AAS : désinfecté le désert syrien. Avec comme choix pour les daeshistes : se rendre (rare) ou bien mourir.
Six pieds sous terre est la seule destination possible pour ces terroristes, pour ces terroristes.

LE DERNIER FRONT : IDLIB-ALEP

Ce Front est le dernier gros morceau qui achèvera la guerre anti-terroriste en Syrie dans ses grandes manœuvres.

Voici la situation dans les grandes lignes sur cette grande zone tenue par plusieurs groupes terroristes :
- Elle va d’une partie de la banlieue ouest d’Alep jusqu’au nord de la ville de Hama en passant par la grande ville d’Idlib.
- Elle est frontalière avec la Turquie.
- L’Armée turque a mis en place des « postes d’observations » tout autour de la région ou presque.
- La région est le refuge de tous les groupes terroristes, islamistes qui ont accepté les accords d’évacuation au fur et à mesure que l’AAS libérait tel ou tel territoire.
- Selon certaines estimations, il y aurait, tous groupes confondus, à peu près 70.000 « combattants » dans cette région.
- Cette région est officiellement une « zone de désescalade », zone où normalement un cessez le feu est instauré selon les décisions d’Astana entre la Syrie, la Russie, l’Iran et la Turquie.
- Cette région est divisée en zone d’influence selon les groupes qui s’y trouvent. Une guerre entre groupes a déjà eu lieu plusieurs fois. Après les derniers accords entre groupes, nous avons maintenant trois forces constituées : le HTS (Al-Nuera, la branche d’Al-Qaïda en Syrie), le Front National de Libération (tous les autres groupes islamistes) et le Parti Islamique du Turkestan (essentiellement des Ouïghours chinois) qui idéologiquement est proche d’Al-Qaïda mais qui essaye en général de rester neutre face aux querelles des autres groupes.

Bien que la diplomatie russe tient un discours … diplomatique sur les combats pour libérer cette région, l’Etat-Major russe lui est bien plus explicite. Il précise que cette région comporte énormément de terroristes dont le HTS et que ces derniers n’étant pas protégé par la zone de désescalade sont une cible légitime du combat anti-terroriste.
D’ailleurs, les forces d’élites de l’AAS jusqu’alors engagées dans les combats au Sud sont en cours de réacheminement vers cette zone au nord du pays. Et les premiers combats préparatoires ont déjà commencé. Nom de code : « Opération Tigre » ; en référence aux Forces Tigres, les troupes d’élites de l’AAS formées par l’Armée russe.

LES ENJEUX DU FRONT IDLIB-ALEP

Les enjeux de cette région sont multiples et complexes. Les acteurs internationaux présents sont plus nombreux qu’ailleurs.
- Pour l’AAS, il s’agit de prendre le contrôle totale de la zone au nom de la lutte anti-terroriste et pour le retour de la souveraineté de l’État sur tout son territoire.
- Pour l’Armée russe, il s’agit de combattre Al-Qaïda qui est une des forces dominantes de la dite région.
- Pour l’Iran, il s’agit de continuer son engagement auprès de la RAS dans la lutte anti-terroriste.
- Nouveauté : la Chine devrait intervenir directement ou en fort soutien de l’AAS dans cette bataille du fait de la présence du Parti islamique du Turkestan qui est un groupe terroriste menaçant sa frontière ouest.
- Face à tout cela, la position turque est intenable. Jusqu’à présent, l’idée d’Ankara était d’instaurer son contrôle sur toute cette région afin de peser plus lourd dans les négociations sur le conflit en Syrie. Mais l’alignement des planètes syrienne, russe, iranienne et maintenant chinoise ne sont pas favorable au plan d’Erdogan et de son gouvernement islamiste. Ce pourquoi, nous voyons actuellement la drague diplomatique d’Ankara vers la Chine.

REGIONS NORD : LES KURDES S’ALLIENT AVEC DAMAS ?

Les régions du Nord de la Syrie, jusqu’ici sous le contrôle des YPG/FDS, sont en négociations directes avec le gouvernement à Damas depuis peu pour instaurer une collaboration rapide et pratique afin de contrer l’occupation turque en Syrie.
Restauration des infrastructures vitaux (barrages, ponts, électricités, services de santé …) et remise des clefs de certaines zones/villes à l’AAS/Gouvernement syrien. En effet, on parle de plus en plus de la remise de la ville de Manbij à l’AAS où tout du moins le retour de l’AAS en partage avec les milices arabes du FDS. Cette ville est un des objectifs de la Turquie. Les forces US ont augmenté leur présence dans la région pour éviter l’affrontement. Mais avec le lâchage US d’Afrin (le combat des YPG contre l’Armée turque et ses mercenaires islamistes) la confiance des YPG via-à-vis des USA s’est effritée. Manbij pourrait donc revenir sous contrôle gouvernemental à la barbe d’Ankara, de Washington et de Paris.
Le dialogue est engagée mais restera encore la question de la présence des troupes US et européennes dans la zone kurde. Il ne pourra y avoir de réconciliation nationale qu’avec la fin de l’occupation étrangère de tous les territoires syriens.

CONCLUSION 

Depuis la victoire écrasante de l’AAS sur le Front Sud (1 mois de négociations et de combats), nous assistons à la dernière des grandes batailles qui devrait et devra mettre un terme à l’action terroriste de grande ampleur en Syrie.
L’AAS a déjà engagé le combat. La Russie transporte actuellement les munitions nécessaires pour cette bataille. Les conseillers militaires russes, iraniens et chinois sont là.
L’opportunisme turc, aujourd’hui légendaire, va nous refaire un tour de passe-passe dont seul Erdogan en a le secret. La girouette de l’AKP va donc, forcé et contraint (comme souvent), se plier à la nouvelle réalité qui lui est imposée. Car face au rouleau compresseur de l’AAS et de ses alliés russes, iraniens et chinois, l’Armée turque refusera de laisser entrer sur son territoire les milliers de terroristes et djihadistes qui vont fuir. Car personne ne voudra les accueillir par la suite. Ils devront alors rester en Turquie ; ce qui sera une source de problème à moyen terme pour la Turquie.
Mais quelles vont être les actions des USA et de ses vassaux « européens » (sic) face à la fin de la dernière grande poche de groupes terroristes en Syrie ? C’est bien la seule question dont personne ne peut apporter de réponse à l’heure d’aujourd’hui.

FB

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